Témoignage de Sophie

J'ai reçu récemment ce touchant témoignage concernant mon livre L'endométriose et son auteure a eu la gentillesse de me permettre de le partager. Merci Sophie et bonne continuité vers la santé parfaite!

«Je vous écris car comme beaucoup de femmes/jeunes filles, j'ai lu votre livre il y a plusieurs mois sur les conseils d'une amie. Je suis atteinte d'endométriose depuis l'âge de 17 ans (premiers symptômes) et j'en ai 26 (le diagnostic a été posé en février 2015) . Il y a 6 mois j'ai commencé à adapter mon alimentation afin d'aider mon corps à se battre. J'avais également commencé à me renseigner sur la progestérone plusieurs mois auparavant. La gynécologue qui me suivait alors avait accepté de me prescrire Utrogestan donc d'origine naturel même si nos échanges avaient été houleux puisque je refusais de prendre un «traitement» par hormone de synthèse. J'ai malheureusement pris utrogestan à des doses non adaptées puisque ma gynécologue ne le connaissait pas et m'avais prescrit en réalité une dose trop élevée. C'était ma première tentative avec une progestérone naturelle.

Puis j'ai lu votre livre et j'ai découvert que la progestérone existait en crème et application cutanée. J'ai décidé il y a un mois de commander une crème a la progestérone bio identique malheureusement pas encore commercialisée en france et j'ai testé. 
Le mois qui a passé a été différent. J'ai ressenti moins de symptômes, mon ventre était moins enflé, mes cheveux et mes ongles sont redevenus plus beaux et brillants, je me sens plus apaisée aussi. Mon intestin m'a laissé beaucoup plus tranquille comparé aux mois précédents. Les règles sont arrivées quand même mais au 33eme jour et je suis pourtant habituellement réglée sur 28 jours.

Avant de me lancer dans ce nouveau test , mes amies et même ma famille doutaient beaucoup voire me décourageaient de tester cette crème. Comment une simple pommade va-t-elle résorber les lésions me disaient-ils. Je suis contente d'avoir écouté mon instinct et de m'être lancée dans ce nouveau traitement. Je vais persister en espérant qu'au fur et à mesure cela modifie la manière dont la maladie s'est installée dans mon corps. Je trouve que le premier mois est très  encourageant et je tenais à vous remercier énormément d'en avoir parlé de l'avoir écrit dans votre ouvrage parce que sinon je n'aurais tout simplement jamais découvert l'existence de ce produit. En France aucune personne du corps médical que j'ai rencontré ne m'en a parlé. Je n'ai même pas osé en parler à ma précédente gynécologue qui se bornait à me prescrire soit luteran soit lutenyl soit liloo ! A quand un dialogue plus poussé entre différents pays pour partager les recherches et les découvertes avec les patientes ... 

Jusqu'ici et malgré les 4 gynécologues que j'ai rencontré, je dois dire que c'est votre livre qui m'a éclairée le plus sur la maladie.

Mille remerciements de l'avoir écrit !! »

Témoignage de Kim

Je reçois de temps à autre un courriel qui a pour seul but de me remercier d'avoir écrit un livre. C'est un bonheur renouvelé à chaque fois. Merci à Kim d'avoir eu la gentillesse de m'écrire ce message qui m'a fait chaud au coeur. Je te souhaite un bon cheminement vers la santé. 

« Je suis à la 3e lecture de votre livre « L'Endométriose : Vaincre la douleur et l’infertilité ».  Je viens tout juste de recevoir ma propre copie, gracieuseté de Renaud-Bray! Je peux enfin mettre des annotations, y coller des posts-it pour un aide-mémoire et retourner la copie de la bibliothèque que j'avais prise en otage depuis quelques mois.

Je tiens simplement à vous remercier d’avoir pris le temps d’écrire cet ouvrage pour nous, il a changé ma vie. J’ai enfin compris 27 ans de mon existence à travers ces écrits et recherches que vous avez fait. Toute femme atteinte de cette maladie devrait lire votre livre et je le mentionne religieusement à qui veut bien m'entendre. Me voilà à 37 ans, infertile, des symptômes qui s’aggravent de mois en mois, avec l’histoire classique de mauvais diagnostics perpétuels par plusieurs gynécos dès un jeune âge. Au moins maintenant, je sais que je ne suis pas folle ou seule et que je peux par moi-même réussir à maitriser certains symptômes. Encore plus précieux, je peux avoir une discussion éclairée avec le prochain spécialiste que je rencontrerai et je connais maintenant toutes mes options pour prendre les bonnes décisions.

Les mots me manquent pour exprimer comment j'affectionne ce livre.

Un très très très gros, grand, immense merci. »

L'endométriose: vaincre la douleur et l'infertilité

Ce livre traite d’une maladie qui affecte des milliers de femmes âgées entre 10 et 50 ans. Pourtant, malgré toutes les souffrances qu’elle apporte, elle fait rarement la une des grands magazines. Est-ce parce qu’il s’agit d’une maladie exclusivement féminine? Est-ce parce qu’elle est liée au cycle menstruel, sujet encore tabou dans ce monde qui se dit « ouvert d’esprit ». Toujours est-il que trop de femmes souffrent encore en silence, laissées à elles-mêmes avec peu de soutien. Le but de ce livre est de faire connaître cette maladie afin que ces femmes trouvent des pistes à suivre pour retrouver l’espoir, le mieux-être et, pourquoi pas, la santé!

L’endométriose est une affection gynécologique très complexe dont les symptômes sont  parfois ambigus et les causes difficiles à cerner même à ce jour. On la décrit comme une maladie énigmatique, car elle cumule des composantes gynécologiques, immunologiques, hormonales et diététiques. L’imbroglio de symptômes qui en découle rend le diagnostic difficile, plongeant ses victimes dans un monde de douleur, de peur et d’incompréhension. L’endométriose est parfois comparée à « un cancer dont on ne meurt pas », car c’est la seule maladie bénigne capable de se métastaser; ses lésions peuvent envahir peu à peu différents organes du corps.  

L’endométriose est une maladie qui entrave l’épanouissement féminin, la vie de couple, la réussite professionnelle et sociale. Il est plus que temps d’arrêter de faire croire aux jeunes femmes que les douleurs menstruelles sont normales et qu’il faut vivre avec. Alors que la médecine conventionnelle s’acharne à combattre la progression de la maladie par des traitements plus ou moins efficaces, la médecine douce propose une approche différente aux résultats très encourageants.

Parsemé de témoignages touchants, le livre L’endométriose : vaincre la douleur et l’infertilité explique les différentes facettes de l’endométriose et offre plusieurs pistes à suivre pour reprendre sa santé en mains.

Au sujet de l’auteure : Ayant cheminé en santé comme infirmière, consultante en nutrition, naturothérapeute et phytothérapeute, Gisèle Frenette partage maintenant ses connaissances par le biais de l’écriture. Elle est l'auteure de 6 livres sur le thème de la santé.

L'endométriose et l'infertilité

L’infertilité se définit comme l’incapacité de concevoir après un an d’essais réguliers sans méthode contraceptive. Aucune femme ne sait avec certitude si elle pourra avoir un enfant un jour, mais la femme atteinte d’endométriose peut supposer que l’atteinte de ses organes reproducteurs puisse jouer en sa défaveur. Bien que le lien entre l’endométriose et l’infertilité ne soit toujours pas bien défini, les experts confirment que de 30 à 50 % des femmes endométriosiques souffrent d’infertilité. Il est suggéré que de 20 à 30 % des femmes stériles souffriraient en fait d’une endométriose asymptomatique.
 
Comment l’endométriose affecte-t-elle la fertilité?
Plusieurs mécanismes semblent impliqués dans la difficulté à concevoir un enfant. Les obstacles anatomiques sont facilement concevables. L’ovule doit pouvoir cheminer librement dans la trompe de Fallope pour être fécondé par un spermatozoïde. Si le chemin est obstrué par une lésion endométriosique ou des adhérences pelviennes, une chirurgie sera nécessaire afin de permettre son passage. D’autres facteurs importants sont les kystes ovariens endométriosiques qui peuvent réduire la réserve d’ovules, les anormalités endocriniennes comme l’anovulation et les dysovulations (ovule de mauvaise qualité), ainsi que les troubles liés à la thyroïde ou à l’hypophyse (hyperprolactinémie). De plus, la fertilité est influencée négativement par l’exposition à certains contaminants environnementaux et le stress.

Des approches naturelles pour favoriser le « projet bébé »
Plusieurs changements aux habitudes de vie peuvent améliorer les chances de concevoir un enfant. Ceux-ci visent à soutenir la fonction et la santé des systèmes reproducteur, endocrinien et immunitaire, car on sait que l’endométriose est une maladie complexe qui affecte le corps à tous ces niveaux.

Préparer le terrain
Lorsque vous êtes confrontées à une maladie telle que l’endométriose, c’est l’organisme en entier qui souffre. Plusieurs considèrent d’ailleurs qu’il s’agit d’une maladie d’encrassement où le corps n’arrive pas à excréter ses déchets assez rapidement. Les plantes médicinales peuvent optimiser le fonctionnement du foie (où a lieu la dégradation des hormones) et des reins, et purifier le sang. Une cure de nettoyage et l’ajout d’enzymes digestives visent à diminuer l’inflammation, à favoriser une meilleure irrigation sanguine du système reproducteur et à diminuer la douleur.

Éviter l’exposition aux toxines environnementales
Plusieurs substances nocives issues de l’environnement agissent comme des perturbateurs endocriniens et contribuent à la prolifération de l’endométriose. Or, plusieurs de ces toxines agissent comme l’œstrogène; ce sont des xénoestrogènes (du grec xeno pour étranger). L’activité hormonale normale s’en trouve complètement perturbée. Les xénoestrogènes sont impliqués dans l’apparition de certains cancers, l’infertilité, les kystes ovariens, les fausses couches, etc. On les trouve dans les aliments (consommer des aliments bio), herbicides, pesticides, dissolvants, agents de conservation, fumée de cigarette, peintures, produits en PVC, contenants de plastique, pollution de l’air et de l’eau, etc.

L’alimentation
Plusieurs aliments ont un lien direct avec l’endométriose. L’alimentation doit viser à contrer l’inflammation (diminution de la douleur), à minimiser la production d’oestrogène et à soutenir le système immunitaire. Il faut privilégier les fruits et les légumes, les fibres qui aident à excréter l’excès d’œstrogène et les acides gras essentiels (poissons gras, huile d’olive, de lin ou d’avocat, les graines et les noix).  Pour plus de détails, voir l’article L’endométriose : l’alimentation à la rescousse.

Restaurer l’équilibre hormonal
L’ajout de la crème progestérone bio-identique aide des milliers de femmes à limiter les taux d’œstrogène en circulation et à diminuer les symptômes de l’endométriose. Il est suggéré d’utiliser de 40 à 60 mg de crème progestérone du 6e au 28e jour pour un cycle de 28 jours. Lorsque les symptômes sont sous contrôle (peut prendre plusieurs mois) et qu’on est prêt à mettre en branle le projet bébé, on commence l’application à partir de l’ovulation seulement. On recommande de continuer son utilisation pendant les trois premiers mois de grossesse et de la diminuer graduellement.

L’endométriose étant une maladie complexe impliquant plusieurs causes, son traitement requiert une approche multidisciplinaire. En suivant les principes mentionnés, la femme met toutes les chances de son côté afin de faire régresser sa maladie et d’avoir la joie d’enfanter un jour.

Article publié dans le webzine Girlykréyol
Source : L’endométriose : Vaincre la douleur et l’infertilité, Gisèle Frenette, Québec-Livres, 2011

Mon nouveau livre: Les 5 messagers du corps


Avouons-le, certains sujets ne se discutent pas avec n’importe qui! Et encore là, il y a certains secrets intimes que même nos meilleurs amis ne connaissent pas. Pourtant, ces questions continuent de tourner dans nos têtes. « Est-ce normal que…, dois-je m’inquiéter si…, comment savoir si les autres ont ça? » Il reste le médecin, mais encore faut-il réussir à avoir un rendez-vous et oser poser cette question embarrassante!

Mes contacts avec les gens m’ont fait réaliser que plusieurs d’entre eux connaissent peu le fonctionnement normal du corps humain. Sans connaître la normalité, il est plus difficile de reconnaître quand il y a matière à s’inquiéter. C’est là que l’idée d’écrire un petit livre simple et concret est apparue. Il s’agit d’un livre qui dit les choses telles qu’elles sont, et non à mots couverts.

Les 5 messagers du corps : comment la peau, les ongles, les selles, l’urine et les règles vous informent sur votre santé décrit en détail 5 parties ou fonctions du corps qui vous transmettent des messages sur votre état de santé. La plupart de ces signaux sont visibles à l’œil nu et peuvent vous informer sur ce qui se passe à l’intérieur de votre corps.
 
Chacun des chapitres du livre aborde un thème en profondeur et est divisé comme suit : ce qu’est la normalité pour cette partie ou fonction du corps, les besoins spécifiques qui lui sont liés, les symptômes qui pourraient apparaître et leurs significations et ce qu’il y a à savoir au sujet du lien émotif qui s’y rattache. Chaque chapitre se termine par des réponses à plusieurs questions qui me sont souvent posées.

En apprenant à mieux connaître son corps, il devient plus facile de devenir autonome dans le suivi de notre santé.  En fait, le corps humain est la machine la plus complexe qui soit, mais en prendre soin est simple. Il ne demande qu’à être bien alimenté, à bouger et à se reposer.

Bonne lecture!

Notez bien: Les 5 messagers du corps est disponible en format papier en librairie (demandez-le si vous ne le voyez pas) et en ligne, au Canada dès maintenant, en format numérique fin avril et en Europe vers la mi-mai 2014.

L'endométriose: l'alimentation à la rescousse

L’endométriose est une maladie gynécologique qui atteint les femmes de tout âge. Sa complexité découle du fait qu'elle implique tant le système reproducteur, endocrinien qu'immunitaire, et qu'en plus, elle semble exacerbée par diverses composantes alimentaires et environnementales. L’approche allopathique consiste à traiter l’endométriose par une thérapeutique hormonale visant à diminuer les taux d’œstrogène et par la chirurgie. Pourtant, le corps humain a le pouvoir de se régénérer si on lui fournit les nutriments essentiels dont il a besoin.

L’ennemi numéro un : l’inflammation
L’inflammation est un facteur aggravant de l’endométriose qui met le système immunitaire à rude épreuve. D’ailleurs, les recherches ont démontré que les femmes atteintes d’endométriose souffrent plus souvent que les autres de différentes maladies auto-immunes, d’allergies et de candidose systémique. Cela dit, l’alimentation moderne, qui encourage la dénutrition et l’inflammation plutôt que la santé, devrait être au centre de nos préoccupations.

Le gluten
Plusieurs aliments sont à proscrire lorsque l’on vise à enrayer le processus inflammatoire. Le gluten est certainement en tête de liste comme aliment à éviter. Il faut savoir que le blé moderne, après avoir subi d’innombrables croisements afin d’en accroître le rendement, n’a plus rien à voir avec le blé ancien. Notre système digestif, qui n’a tout simplement pas évolué au même rythme, ignore comment soutirer les éléments nutritifs essentiels de cette protéine quasi étrangère. Les céréales contenant du gluten – le blé, l’avoine, l’orge, le seigle, le triticale, l’épeautre et le kamut – encouragent l’inflammation et devraient donc être évitées.

Les sucres et les gras saturés
Le sucre sous toutes ses formes promeut l’acidité systémique, ce qui favorise l’inflammation et la douleur de l’endométriose. Les gras saturés (viande, beurre, margarine, fromage) encouragent la formation des prostaglandines pro-inflammatoires. De plus, la viande rouge contient souvent des hormones de croissance dont l’œstrogène.

Autres aliments à éviter
·        Les produits laitiers stimulent l'inflammation;
·        La caféine et l'alcool augmentent les taux d'œstrogène en circulation;
·        Le soya agit comme un œstrogène dans le corps;
·        Les fruits citrins et la levure selon la tolérance personnelle; 
·        Tout aliment auquel on a une intolérance ou une allergie connue;
·        Tous les additifs chimiques.
 
Article publié dans le webzine Girlykréyol
Source : L’endométriose : Vaincre la douleur et l’infertilité, Gisèle Frenette, Québec-Livres, 2011
Image courtoisie de Marin/FreeDigitalPhotos.net

Un cheminement difficile: l'histoire d'Élodie

Voici le témoignage d’une jeune infirmière de 31 ans; elle a eu ses premières règles à l’âge de 11 ans et ses premières douleurs liées à l’endométriose à 16 ans. La maladie a été diagnostiquée alors qu’elle avait 22 ans. Après un long parcours médical, elle s'intéresse maintenant à la médecine chinoise et à l'alimentation ati-inflammatoire.
Celles d’entre vous qui souffrez de la maladie se reconnaîtront dans son histoire, d’autres apprendront à connaître et peut-être à comprendre la souffrance que vivent les femmes qui sont atteintes d'endométriose mois après mois, quand ce n'est pas jour après jour. Pour celles d’entre vous qui voulez désespérément un enfant, il s'agira d'un message d’espoir. Je tiens à remercier Élodie d’avoir partagé son cheminement personnel avec nous et lui souhaite de retrouver la santé.
Témoignage d’Élodie :

« Voilà maintenant 14 ans que la maladie a commencé à me faire souffrir et 10 ans que cette maladie a été diagnostiquée ! L’ENDOMETRIOSE. C’est un peu moi qui en ai fait le diagnostic après qu’une de mes collègues de travail (je suis infirmière) m’ait parlé de cette maladie. Je me renseigne un peu plus et j’ai tous les symptômes : douleurs pendant les règles, douleurs lors des rapports sexuels. Il faut que j’en parle à mon gynécologue ! Je viens de déménager donc nouveau gynéco ! Il est à l’écoute et est plutôt d’accord avec le diagnostic que je viens de me faire. Il me fait faire une IRM : j’avais raison ! Au départ je n’en avais pas encore partout et les douleurs étaient gérables avec des médicaments comme l’Antadys !

Puis, j’ai décidé d’avoir un enfant avec mon conjoint sachant qu’avec cette maladie, ça pouvait être un peu plus long. J’arrête ma pilule et là, les douleurs s’accentuent un peu au fil des mois. Voilà un an que j’ai arrêté toute contraception et le gynéco nous prescrit des examens à mon mari et moi, et on rentre dans la sphère de la PMA !!! Tout d’abord, mon gynéco (celui qui a fait le diagnostic d’endométriose) me prescrit du Clomid pour stimuler l’ovulation.  Et là, erreur fatale ! J’en prends 2 mois de suite et les douleurs s’accentuent vraiment. Je commence à avoir des saignements par l’anus ! Des alternances de diarrhée et de constipation, des douleurs très très violentes au point de ne plus pouvoir aller au travail.

Je déménage et envisage de voir un gynécologue directement dans un service de FIV ! Mes douleurs durent tout l’été, je vois mon médecin traitant qui me dit que j’ai dû attraper une salmonelle et me met sous antiinfectieux (autant dire que ça n’a rien fait). Mais qu’importe, en septembre je rencontre enfin ma gynéco pour les FIV !!! Lors de mon entretien, je rencontre quelqu’un de formidable, à l’écoute et lorsque je lui parle de mes symptômes, elle m’arrête et me dit que les FIV attendront et qu’il faut traiter tout d’abord l’endométriose !

Elle me prend mes rendez-vous pour que ça aille plus vite car elle sait très bien que c’est urgent ! 15 jours après IRM écho …. on sait qu’à l’échographie on ne voit généralement rien, et bien là, on voyait très bien l’atteinte digestive !! Bilan de tout ça : je suis à la limite de l’occlusion intestinale, il faut vite revoir mon médecin ! Mais le lendemain de l’IRM, j’ai mes règles et je me mets en subocclusion intestinale. Je monte donc à l’hôpital après avoir eu ma gynéco au téléphone, on me traite au progestatif pendant 2 mois en attendant l’opération pour éviter de m’opérer de suite et mettre une poche de colostomie! Avec les traitements, en 2 mois, je prends 4 kg ! Je ne peux plus travailler, je suis trop gênée au niveau intestinal et vais aux toilettes jusqu’à 15 fois par jour en moyenne, et quand ça me prend il me faut des toilettes très rapidement ! Je ne peux donc plus sortir non plus !! Dommage, on vient d’acheter une maison et je voulais choisir mon carrelage et le reste !! Eh bien, mon mari y va la plupart du temps seul, car impossible de l’accompagner !

L’opération a lieu enfin en novembre. Un chirurgien exceptionnel. Très compétent et pour autant humain. Je suis soulagée, je vais enfin me faire opérer ! Mais je ne sais pas ce qui m’attend ! Bilan de l’intervention : une trompe de foutue, on l’enlève, ainsi que 30 cm d’intestin, l’appareil urinaire est envahi également …. 5 heures d’intervention !

Et quelques jours après, fièvre : une fissure au niveau de la cicatrice de l’intestin… j’évite de peu la poche de colostomie mais je pars pour un mois de galère : pas d’alimentation (ni manger ni boire pendant 15 jours), puis mes veines ne tenant pas le coup, on décide de m’alimenter par sonde nasogastrique pendant 15 jours .  J’ai eu le droit de remanger le 24 décembre. Quel cadeau !

Les douleurs se sont bien calmées suite à l’intervention mais 4 mois plus tard on refait une petite échographie et on voit un kyste d’endométriose qui revient. On se dépêche dans les FIV. On commence vite pour ne pas laisser le temps à la maladie de progresser ! Les traitements de FIV réactivent tout de même les choses, mais la deuxième FIV fonctionne et je suis la maman d’une belle petite fille qui a 2 ans aujourd’hui!

Les douleurs, malgré la grossesse, sont revenues ! Elles s’accentuent de mois en mois ! Je revois mon chirurgien tous les ans pour faire le point.  Et pour le moment, on évite d’intervenir à nouveau au niveau chirurgical.  Je me bourre d’anti-inflammatoires ! On me met en ménopause artificielle et je grossis. Et dès que j’arrête les traitements, j’ai mal. De plus, on ne connaît pas les actions à long terme de ces traitements sur notre corps.

Il y a des jours, le fait de marcher me diffuse une douleur dans tout le ventre et le fait de m’asseoir me fait encore plus mal ! En gros, je ne serais bien que couchée chez-moi en chien de fusil !! Au travail, mes collègues de boulot me comprennent très bien. J’ai de la chance, je travaille en gynécologie.  Donc, elles savent ce que c’est, mais elles découvrent finalement tous les vices de cette maladie grâce à moi.

Dans mon couple, quelques fois mon mari ne comprend pas, mais j’ai un mari adorable qui est quand même très compréhensif !

Je souhaiterais que tous les gynécologues soient informés de cette maladie et qu’ils ne prescrivent pas de traitements hormonaux à l’aveugle. Si je n’avais pas eu de Clomid, je n’aurais peut-être jamais subi tout ça.

Ok, l’endométriose n’est pas mortelle, mais certains mois elle est très handicapante et se gaver de médocs à tout va pour ces douleurs ne serait-il pas mortel finalement par la suite ? Ne va-t-on par finir avec un cancer car on a pris trop de progestatifs, car on a dû avoir recours à la PMA et que ces traitements aussi ne sont pas anodins !

J’ai tout de même eu la chance dans mon parcours de tomber sur des médecins très compétents et je ne les remercierai jamais assez de m’écouter et de me prendre en charge comme ils le font ! Des gens bien existent, et il faut aussi l’avoir en tête.

La longueur de ce récit prouve que cette maladie est un vrai parcours du combattant ! On se bat contre le personnel médical, contre la maladie et contre notre entourage ! »

L’endométriose: la diète anti-inflammatoire

L’endométriose est une maladie gynécologique qui s’en prend aux femmes de tout âge, et parfois même dès l’adolescence. Bien que les causes exactes ne soient pas encore connues, on sait que cette affection implique tant le système hormonal que le système immunitaire. Alors que la médecine allopathique persiste à traiter l’endométriose par une thérapeutique hormonale visant à diminuer les taux d’œstrogène, peu d’importance est placée sur l’alimentation.
Le corps humain est comparable à une machine complexe dont toutes les pièces doivent s’imbriquer parfaitement les unes dans les autres pour un rendement optimal. Il est composé de différents systèmes qui travaillent en synergie. Normalement, le carburant nécessaire à son bon fonctionnement provient des éléments nutritifs soutirés des aliments. Malheureusement, pour bien des gens, l’alimentation moderne a tendance à encourager la dénutrition et l’inflammation plutôt que la santé.

La femme atteinte d’endométriose doit privilégier une alimentation anti-inflammatoire excluant plusieurs aliments qui font partie de l’alimentation traditionnelle. Des études ont démontré que certains aliments, dont la caféine et le sucre, exacerbent les symptômes du syndrome prémenstruel et les crampes menstruelles. De même, certains d’entre eux stimulent la production de prostaglandines pro-inflammatoires qui promeuvent l’inflammation dans le corps. Le gluten se trouve aussi sur le banc des accusés. Selon Dian Shepperson Mills, une nutritionniste elle-même atteinte d’endométriose sévère, un grand nombre de femmes voient leur douleur abdominale diminuer ou disparaître quand elles suppriment le gluten de leur régime. Cette dame a d’ailleurs supprimé ses propres symptômes en changeant son alimentation et en ajoutant certains compléments alimentaires à son régime. Depuis, elle a aidé un grand nombre de femmes à vaincre l’endométriose et l’infertilité qui y est associée.

Plusieurs aliments sont à proscrire lorsque l’on vise à diminuer la douleur, à réduire le processus inflammatoire, à minimiser la production d’œstrogène (celui-ci stimule l’endométriose) et à l’éliminer hors de l’organisme. Une alimentation saine et bien équilibrée excluant certains aliments nocifs aidera le corps à renforcer tous ses systèmes et à retrouver une plus grande vitalité lui permettant de lutter contre les intempéries de la vie. Afin de donner le plus de pouvoir possible à son organisme, on éliminera d’emblée tous les aliments auxquels on est allergique ou intolérant.

Les aliments à éviter sont :

·         Toutes les céréales contenant du gluten (blé, avoine, orge, seigle, triticale, l’épeautre et le kamut).

·         Le sucre sous toutes ses formes, car il favorise l’acidité systémique qui, à son tour, stimule l’inflammation et la douleur de l’endométriose.

·         Les gras saturés qui encouragent la formation des prostaglandines pro-inflammatoire de la série 2 (graisse d’origine animale, beurre, margarine, fromage, etc.).

·         La viande rouge, aussi formatrice de gras saturé, et qui en plus peut contenir des hormones de croissance dont l’œstrogène.

·         La caféine (café, chocolat, thé, boissons gazeuses) car elle entraîne une hausse des taux d’œstrogène.

·         Les produits laitiers qui stimulent la production de prostaglandines pro-inflammatoires.

·         L’alcool, car il augmente les taux d’œstrogène en circulation en plus d’être nocif pour le foie. On sait que cet organe souvent surchargé de travail doit dégrader et éliminer les surplus d’œstrogène.

·         Le soya qui fait partie des phytoestrogènes, c’est-à-dire qu’il agit comme l’œstrogène dans le corps.

·         La levure, surtout si la femme souffre de candidose systémique.

·         Les fruits citrins comme les pamplemousses et les oranges.

·         Les additifs alimentaires, les agents de conservation et les édulcorants car ils favorisent la production de prostaglandines inflammatoires.

Bien que cette liste semble inclure tous les aliments qui existent, tel n’est pas le cas. Certaines femmes opteront pour l’élimination d’une sorte d’aliment à la fois, minimisant ainsi le stress causé par tant de changements, mais les résultats seront plus difficiles à percevoir si l’inflammation continue d’être favorisée par une autre catégorie d’aliments. Beaucoup de femmes affirment avoir moins de douleur après seulement quelques semaines de restrictions. Cessons de penser au corps comme une entité compartimentée, car tel n’est pas le cas.  Le corps humain fonctionne comme un tout, et si le système immunitaire est renforcé par une alimentation saine anti-inflammatoire, il est certain qu’il pourra mieux gérer la maladie qui essaie de l’anéantir.
Pour en savoir plus: L'endométriose: Vaincre la douleur et l'infertilité  (aussi en format Kobo)

Le régime hypotoxique et l'endométriose: un témoignage encourageant

Je tiens à remercier Mélanie qui a accepté que je partage ce témoignage. Alors qu’elle avait décidé de suivre le régime hypotoxique tel que décrit dans les livres de Jacqueline Lagacé, qu’elle ne fut pas sa surprise de voir les symptômes d’endométriose régresser jusqu’à presque disparaître. Merci Mélanie pour ce souffle d’espoir pour les milliers de femmes atteintes d’endométriose :
Je souffre déjà de polyarthrite rhumatoïde juvénile, donc maladie extrêmement inflammatoire sévère. Au niveau gynécologique, je n’étais pas épargnée : plusieurs kystes, 2 fibromes de 5cm et 7 cm et, malheureusement, atteinte aussi d’endométriose chronique très étendue. Dû aux grosses douleurs extrêmes et menstruations excessivement difficiles, j’ai pris la pilule anticonceptionnelle pendant 12 ans afin d’endormir l’endométriose.  Lors de ma dernière échographie pelvienne du 18 septembre 2012, soit après 1 an et 2 mois de régime : la technicienne cherchait mes fibromes et kystes; tout était parti!!! J’ai maintenant arrêté la pilule depuis 2 mois et depuis, aucune douleur monstrueuse ressentie, mes menstruations sont devenues presque normales. Je ne savais pas que ce régime pouvait interagir avec l’endométriose, c’est avec surprise qu’un an après, j’ai découvert que tout avait disparu ou presque. En conclusion, j’affirme, et sincèrement, que le régime a bien interagi sur mon arthrite et l’endométriose. Les résultats sont très surprenants et efficaces.
Mélanie

Pour plus d'informations sur cette maladie: L'endométriose: Vaincre la douleur et l'infertilité

Le témoignage d'Éva: un souffle d'espoir

Je désire remercier Éva d'avoir accepté de partager un bout de son histoire avec nous: 

J'ai maintement 30 ans. Mon endométriose a été diagnostiquée depuis presque 2 ans par coelioscopie (laparoscopie), avec atteinte des ligaments utéro-sacrés et du péritoine. J’ai essayé tous les traitements médicamenteux qui ont échoué, que ce soit Enantone, pilule anovulante et autres hormones. Depuis 1 an 1/2 environ, récidive inopérable au niveau urétéral, péritonéal et cicatriciel, ce qui me créer des troubles urinaires à tomber folle : sensation que j’allais faire sur moi en permanence; besoin impérieux d’uriner jusqu'à limite passer ma nuit sur les toilettes, horrible mal de reins à hurler sur les WC (toilettes), à faire des malaises, parfois impossible d'uriner donc visites régulières au SAMU (urgence).

Vu que je suis inopérable, car les risques que ce soit bien pire sont quasi inévitables, on me fait des "soins palliatifs" pour les horribles douleurs, par morphine et autres antalgiques, électrostimulation, etc...

Donc pour essayer d'améliorer mon quotidien, mon gynéco me fait consulter un ostéopathe spécialisé en viscérale depuis 2 mois.

Voici ce que je constate suite à mes rendez-vous en ostéopathie :
·      Une nette amélioration au niveau de la mobilité du ventre ; 
·      Moins de ballonnements ;
·      Quasiment plus de ventre gonflé ;
·      Plus de constipation ;
·      Beaucoup moins envie de faire pipi impérieux ;
·      Moins mal à l’épaule.

Pour les douleurs en général, je trouve que ça s’améliore nettement au fil des mois !! En gros, franchement du positif, mais attention au praticien, il faut qu’il connaisse bien l’endométriose et qu’il soit formé à cela ! Par contre, c’est douloureux quand il casse les adhérences et libère les organes, mais après, on ne se sent plus comme dans un étau.
 
Autrement, il me donne au niveau homéopathique :
·      Canneberge à tous les jours pour les reins et les infections urinaires ;
·      Artichaut/alchémille pour le foie et pour désengorger l’organisme du 16e au 28e jour du cycle ;
·      Onagre à tous les jours pour régulariser le cycle. 

Et pour la première fois depuis des lustres, je n’ai quasiment pas senti mes règles venir ce mois-ci !!!
 
Attention, je ne vous dis pas de prendre ses suppléments, car chaque cas est unique, mais si ça peut vous soulager comme moi, en parler à un professionnel.
Éva