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JANVIER 2017
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Un cheminement difficile: l'histoire d'Élodie

Voici le témoignage d’une jeune infirmière de 31 ans; elle a eu ses premières règles à l’âge de 11 ans et ses premières douleurs liées à l’endométriose à 16 ans. La maladie a été diagnostiquée alors qu’elle avait 22 ans. Après un long parcours médical, elle s'intéresse maintenant à la médecine chinoise et à l'alimentation ati-inflammatoire.
Celles d’entre vous qui souffrez de la maladie se reconnaîtront dans son histoire, d’autres apprendront à connaître et peut-être à comprendre la souffrance que vivent les femmes qui sont atteintes d'endométriose mois après mois, quand ce n'est pas jour après jour. Pour celles d’entre vous qui voulez désespérément un enfant, il s'agira d'un message d’espoir. Je tiens à remercier Élodie d’avoir partagé son cheminement personnel avec nous et lui souhaite de retrouver la santé.
Témoignage d’Élodie :

« Voilà maintenant 14 ans que la maladie a commencé à me faire souffrir et 10 ans que cette maladie a été diagnostiquée ! L’ENDOMETRIOSE. C’est un peu moi qui en ai fait le diagnostic après qu’une de mes collègues de travail (je suis infirmière) m’ait parlé de cette maladie. Je me renseigne un peu plus et j’ai tous les symptômes : douleurs pendant les règles, douleurs lors des rapports sexuels. Il faut que j’en parle à mon gynécologue ! Je viens de déménager donc nouveau gynéco ! Il est à l’écoute et est plutôt d’accord avec le diagnostic que je viens de me faire. Il me fait faire une IRM : j’avais raison ! Au départ je n’en avais pas encore partout et les douleurs étaient gérables avec des médicaments comme l’Antadys !

Puis, j’ai décidé d’avoir un enfant avec mon conjoint sachant qu’avec cette maladie, ça pouvait être un peu plus long. J’arrête ma pilule et là, les douleurs s’accentuent un peu au fil des mois. Voilà un an que j’ai arrêté toute contraception et le gynéco nous prescrit des examens à mon mari et moi, et on rentre dans la sphère de la PMA !!! Tout d’abord, mon gynéco (celui qui a fait le diagnostic d’endométriose) me prescrit du Clomid pour stimuler l’ovulation.  Et là, erreur fatale ! J’en prends 2 mois de suite et les douleurs s’accentuent vraiment. Je commence à avoir des saignements par l’anus ! Des alternances de diarrhée et de constipation, des douleurs très très violentes au point de ne plus pouvoir aller au travail.

Je déménage et envisage de voir un gynécologue directement dans un service de FIV ! Mes douleurs durent tout l’été, je vois mon médecin traitant qui me dit que j’ai dû attraper une salmonelle et me met sous antiinfectieux (autant dire que ça n’a rien fait). Mais qu’importe, en septembre je rencontre enfin ma gynéco pour les FIV !!! Lors de mon entretien, je rencontre quelqu’un de formidable, à l’écoute et lorsque je lui parle de mes symptômes, elle m’arrête et me dit que les FIV attendront et qu’il faut traiter tout d’abord l’endométriose !

Elle me prend mes rendez-vous pour que ça aille plus vite car elle sait très bien que c’est urgent ! 15 jours après IRM écho …. on sait qu’à l’échographie on ne voit généralement rien, et bien là, on voyait très bien l’atteinte digestive !! Bilan de tout ça : je suis à la limite de l’occlusion intestinale, il faut vite revoir mon médecin ! Mais le lendemain de l’IRM, j’ai mes règles et je me mets en subocclusion intestinale. Je monte donc à l’hôpital après avoir eu ma gynéco au téléphone, on me traite au progestatif pendant 2 mois en attendant l’opération pour éviter de m’opérer de suite et mettre une poche de colostomie! Avec les traitements, en 2 mois, je prends 4 kg ! Je ne peux plus travailler, je suis trop gênée au niveau intestinal et vais aux toilettes jusqu’à 15 fois par jour en moyenne, et quand ça me prend il me faut des toilettes très rapidement ! Je ne peux donc plus sortir non plus !! Dommage, on vient d’acheter une maison et je voulais choisir mon carrelage et le reste !! Eh bien, mon mari y va la plupart du temps seul, car impossible de l’accompagner !

L’opération a lieu enfin en novembre. Un chirurgien exceptionnel. Très compétent et pour autant humain. Je suis soulagée, je vais enfin me faire opérer ! Mais je ne sais pas ce qui m’attend ! Bilan de l’intervention : une trompe de foutue, on l’enlève, ainsi que 30 cm d’intestin, l’appareil urinaire est envahi également …. 5 heures d’intervention !

Et quelques jours après, fièvre : une fissure au niveau de la cicatrice de l’intestin… j’évite de peu la poche de colostomie mais je pars pour un mois de galère : pas d’alimentation (ni manger ni boire pendant 15 jours), puis mes veines ne tenant pas le coup, on décide de m’alimenter par sonde nasogastrique pendant 15 jours .  J’ai eu le droit de remanger le 24 décembre. Quel cadeau !

Les douleurs se sont bien calmées suite à l’intervention mais 4 mois plus tard on refait une petite échographie et on voit un kyste d’endométriose qui revient. On se dépêche dans les FIV. On commence vite pour ne pas laisser le temps à la maladie de progresser ! Les traitements de FIV réactivent tout de même les choses, mais la deuxième FIV fonctionne et je suis la maman d’une belle petite fille qui a 2 ans aujourd’hui!

Les douleurs, malgré la grossesse, sont revenues ! Elles s’accentuent de mois en mois ! Je revois mon chirurgien tous les ans pour faire le point.  Et pour le moment, on évite d’intervenir à nouveau au niveau chirurgical.  Je me bourre d’anti-inflammatoires ! On me met en ménopause artificielle et je grossis. Et dès que j’arrête les traitements, j’ai mal. De plus, on ne connaît pas les actions à long terme de ces traitements sur notre corps.

Il y a des jours, le fait de marcher me diffuse une douleur dans tout le ventre et le fait de m’asseoir me fait encore plus mal ! En gros, je ne serais bien que couchée chez-moi en chien de fusil !! Au travail, mes collègues de boulot me comprennent très bien. J’ai de la chance, je travaille en gynécologie.  Donc, elles savent ce que c’est, mais elles découvrent finalement tous les vices de cette maladie grâce à moi.

Dans mon couple, quelques fois mon mari ne comprend pas, mais j’ai un mari adorable qui est quand même très compréhensif !

Je souhaiterais que tous les gynécologues soient informés de cette maladie et qu’ils ne prescrivent pas de traitements hormonaux à l’aveugle. Si je n’avais pas eu de Clomid, je n’aurais peut-être jamais subi tout ça.

Ok, l’endométriose n’est pas mortelle, mais certains mois elle est très handicapante et se gaver de médocs à tout va pour ces douleurs ne serait-il pas mortel finalement par la suite ? Ne va-t-on par finir avec un cancer car on a pris trop de progestatifs, car on a dû avoir recours à la PMA et que ces traitements aussi ne sont pas anodins !

J’ai tout de même eu la chance dans mon parcours de tomber sur des médecins très compétents et je ne les remercierai jamais assez de m’écouter et de me prendre en charge comme ils le font ! Des gens bien existent, et il faut aussi l’avoir en tête.

La longueur de ce récit prouve que cette maladie est un vrai parcours du combattant ! On se bat contre le personnel médical, contre la maladie et contre notre entourage ! »

L’endométriose: la diète anti-inflammatoire

L’endométriose est une maladie gynécologique qui s’en prend aux femmes de tout âge, et parfois même dès l’adolescence. Bien que les causes exactes ne soient pas encore connues, on sait que cette affection implique tant le système hormonal que le système immunitaire. Alors que la médecine allopathique persiste à traiter l’endométriose par une thérapeutique hormonale visant à diminuer les taux d’œstrogène, peu d’importance est placée sur l’alimentation.
Le corps humain est comparable à une machine complexe dont toutes les pièces doivent s’imbriquer parfaitement les unes dans les autres pour un rendement optimal. Il est composé de différents systèmes qui travaillent en synergie. Normalement, le carburant nécessaire à son bon fonctionnement provient des éléments nutritifs soutirés des aliments. Malheureusement, pour bien des gens, l’alimentation moderne a tendance à encourager la dénutrition et l’inflammation plutôt que la santé.

La femme atteinte d’endométriose doit privilégier une alimentation anti-inflammatoire excluant plusieurs aliments qui font partie de l’alimentation traditionnelle. Des études ont démontré que certains aliments, dont la caféine et le sucre, exacerbent les symptômes du syndrome prémenstruel et les crampes menstruelles. De même, certains d’entre eux stimulent la production de prostaglandines pro-inflammatoires qui promeuvent l’inflammation dans le corps. Le gluten se trouve aussi sur le banc des accusés. Selon Dian Shepperson Mills, une nutritionniste elle-même atteinte d’endométriose sévère, un grand nombre de femmes voient leur douleur abdominale diminuer ou disparaître quand elles suppriment le gluten de leur régime. Cette dame a d’ailleurs supprimé ses propres symptômes en changeant son alimentation et en ajoutant certains compléments alimentaires à son régime. Depuis, elle a aidé un grand nombre de femmes à vaincre l’endométriose et l’infertilité qui y est associée.

Plusieurs aliments sont à proscrire lorsque l’on vise à diminuer la douleur, à réduire le processus inflammatoire, à minimiser la production d’œstrogène (celui-ci stimule l’endométriose) et à l’éliminer hors de l’organisme. Une alimentation saine et bien équilibrée excluant certains aliments nocifs aidera le corps à renforcer tous ses systèmes et à retrouver une plus grande vitalité lui permettant de lutter contre les intempéries de la vie. Afin de donner le plus de pouvoir possible à son organisme, on éliminera d’emblée tous les aliments auxquels on est allergique ou intolérant.

Les aliments à éviter sont :

·         Toutes les céréales contenant du gluten (blé, avoine, orge, seigle, triticale, l’épeautre et le kamut).

·         Le sucre sous toutes ses formes, car il favorise l’acidité systémique qui, à son tour, stimule l’inflammation et la douleur de l’endométriose.

·         Les gras saturés qui encouragent la formation des prostaglandines pro-inflammatoire de la série 2 (graisse d’origine animale, beurre, margarine, fromage, etc.).

·         La viande rouge, aussi formatrice de gras saturé, et qui en plus peut contenir des hormones de croissance dont l’œstrogène.

·         La caféine (café, chocolat, thé, boissons gazeuses) car elle entraîne une hausse des taux d’œstrogène.

·         Les produits laitiers qui stimulent la production de prostaglandines pro-inflammatoires.

·         L’alcool, car il augmente les taux d’œstrogène en circulation en plus d’être nocif pour le foie. On sait que cet organe souvent surchargé de travail doit dégrader et éliminer les surplus d’œstrogène.

·         Le soya qui fait partie des phytoestrogènes, c’est-à-dire qu’il agit comme l’œstrogène dans le corps.

·         La levure, surtout si la femme souffre de candidose systémique.

·         Les fruits citrins comme les pamplemousses et les oranges.

·         Les additifs alimentaires, les agents de conservation et les édulcorants car ils favorisent la production de prostaglandines inflammatoires.

Bien que cette liste semble inclure tous les aliments qui existent, tel n’est pas le cas. Certaines femmes opteront pour l’élimination d’une sorte d’aliment à la fois, minimisant ainsi le stress causé par tant de changements, mais les résultats seront plus difficiles à percevoir si l’inflammation continue d’être favorisée par une autre catégorie d’aliments. Beaucoup de femmes affirment avoir moins de douleur après seulement quelques semaines de restrictions. Cessons de penser au corps comme une entité compartimentée, car tel n’est pas le cas.  Le corps humain fonctionne comme un tout, et si le système immunitaire est renforcé par une alimentation saine anti-inflammatoire, il est certain qu’il pourra mieux gérer la maladie qui essaie de l’anéantir.
Pour en savoir plus: L'endométriose: Vaincre la douleur et l'infertilité  (aussi en format Kobo)

Le régime hypotoxique et l'endométriose: un témoignage encourageant

Je tiens à remercier Mélanie qui a accepté que je partage ce témoignage. Alors qu’elle avait décidé de suivre le régime hypotoxique tel que décrit dans les livres de Jacqueline Lagacé, qu’elle ne fut pas sa surprise de voir les symptômes d’endométriose régresser jusqu’à presque disparaître. Merci Mélanie pour ce souffle d’espoir pour les milliers de femmes atteintes d’endométriose :
Je souffre déjà de polyarthrite rhumatoïde juvénile, donc maladie extrêmement inflammatoire sévère. Au niveau gynécologique, je n’étais pas épargnée : plusieurs kystes, 2 fibromes de 5cm et 7 cm et, malheureusement, atteinte aussi d’endométriose chronique très étendue. Dû aux grosses douleurs extrêmes et menstruations excessivement difficiles, j’ai pris la pilule anticonceptionnelle pendant 12 ans afin d’endormir l’endométriose.  Lors de ma dernière échographie pelvienne du 18 septembre 2012, soit après 1 an et 2 mois de régime : la technicienne cherchait mes fibromes et kystes; tout était parti!!! J’ai maintenant arrêté la pilule depuis 2 mois et depuis, aucune douleur monstrueuse ressentie, mes menstruations sont devenues presque normales. Je ne savais pas que ce régime pouvait interagir avec l’endométriose, c’est avec surprise qu’un an après, j’ai découvert que tout avait disparu ou presque. En conclusion, j’affirme, et sincèrement, que le régime a bien interagi sur mon arthrite et l’endométriose. Les résultats sont très surprenants et efficaces.
Mélanie

Pour plus d'informations sur cette maladie: L'endométriose: Vaincre la douleur et l'infertilité

Le témoignage d'Éva: un souffle d'espoir

Je désire remercier Éva d'avoir accepté de partager un bout de son histoire avec nous: 

J'ai maintement 30 ans. Mon endométriose a été diagnostiquée depuis presque 2 ans par coelioscopie (laparoscopie), avec atteinte des ligaments utéro-sacrés et du péritoine. J’ai essayé tous les traitements médicamenteux qui ont échoué, que ce soit Enantone, pilule anovulante et autres hormones. Depuis 1 an 1/2 environ, récidive inopérable au niveau urétéral, péritonéal et cicatriciel, ce qui me créer des troubles urinaires à tomber folle : sensation que j’allais faire sur moi en permanence; besoin impérieux d’uriner jusqu'à limite passer ma nuit sur les toilettes, horrible mal de reins à hurler sur les WC (toilettes), à faire des malaises, parfois impossible d'uriner donc visites régulières au SAMU (urgence).

Vu que je suis inopérable, car les risques que ce soit bien pire sont quasi inévitables, on me fait des "soins palliatifs" pour les horribles douleurs, par morphine et autres antalgiques, électrostimulation, etc...

Donc pour essayer d'améliorer mon quotidien, mon gynéco me fait consulter un ostéopathe spécialisé en viscérale depuis 2 mois.

Voici ce que je constate suite à mes rendez-vous en ostéopathie :
·      Une nette amélioration au niveau de la mobilité du ventre ; 
·      Moins de ballonnements ;
·      Quasiment plus de ventre gonflé ;
·      Plus de constipation ;
·      Beaucoup moins envie de faire pipi impérieux ;
·      Moins mal à l’épaule.

Pour les douleurs en général, je trouve que ça s’améliore nettement au fil des mois !! En gros, franchement du positif, mais attention au praticien, il faut qu’il connaisse bien l’endométriose et qu’il soit formé à cela ! Par contre, c’est douloureux quand il casse les adhérences et libère les organes, mais après, on ne se sent plus comme dans un étau.
 
Autrement, il me donne au niveau homéopathique :
·      Canneberge à tous les jours pour les reins et les infections urinaires ;
·      Artichaut/alchémille pour le foie et pour désengorger l’organisme du 16e au 28e jour du cycle ;
·      Onagre à tous les jours pour régulariser le cycle. 

Et pour la première fois depuis des lustres, je n’ai quasiment pas senti mes règles venir ce mois-ci !!!
 
Attention, je ne vous dis pas de prendre ses suppléments, car chaque cas est unique, mais si ça peut vous soulager comme moi, en parler à un professionnel.
Éva

Un témoignage sincère

Voici le témoignage de Lindy Ghouali-Nourly, présidente de l'association Mon endométriose, Ma souffrance. Cet article est paru dans le magazine Femme Mag, le 18 octobre 2012 à l'Ile de la Réunion (Département d'outre mer). Cliquez pour en faire la lecture: Ma vie avec l'endométriose

Un lien entre l'endométriose et la fibromyalgie

Certaines maladies semblent avoir une grande attirance l’une pour l’autre.  Il semble que ce soit le cas pour la fibromyalgie et l’endométriose.  Si on compare les deux maladies, on se rend compte qu’elles ont plusieurs symptômes en commun dont la fatigue et la douleur. Toutes deux découlent d’une cause inconnue mais définitivement inflammatoire.  Chacune a le pouvoir de gâcher la vie de sa victime, tant physiquement, qu’émotionnellement et socialement.
Une étude américaine sur 3680  femmes a démontré que 31% de celles atteintes d’endométriose souffraient aussi de fibromyalgie alors que la population générale en dénotait 4% seulement.  Ainsi, la femme endométriosique encourt 7 fois plus de risques d’être aussi atteinte de fibromyalgie.   Cette même étude a également démontré un lien en l’endométriose et plusieurs maladies auto-immunes, ainsi qu’avec l’intestin irritable, les allergies, la cystite interstitielle. Laquelle vient en premier? Difficile à dire mais chose certaine, l’inflammation est toujours présente.
On peut se demander ce qu’ont en commun toutes ces femmes?  On pourrait pointer du doigt les traitements hormonaux qui laissent trop souvent des effets indésirables à long terme.  Mais il faudrait alors affirmer que l’endométriose est apparue en premier. Pourtant, même si on en parle moins, beaucoup d’hommes souffrent aussi de fibromyalgie, et ils n’ont pas probablement pas pris d’hormones. Le dilemme reste entier.
Et voilà, par la force des choses, on en déduit qu’une partie de la réponse se trouve probablement dans notre assiette.  Si l’alimentation est si souvent mise en cause, c’est tout simplement parce que c’est l’activité de notre vie qui revient le plus souvent : trois fois par jour, 365 jours par année, pour un grand total de 1095 repas, et cela, sans compter les collations. Tout comme la voiture qui refuse de rouler si son essence est diluée avec de l’eau, le corps n’arrive pas à s’adapter à la diète moderne qui contient trop de mauvais gras, de produits chimiques, et trop peu d’aliments nutritifs de base tels les fruits et les légumes qui lui procurent les vitamines et oligo-éléments dont il a besoin.
Il y a toutes sortes de raisons qui expliquent pourquoi l’on se contente de manger ce qui nous tombe sous la main : le manque de temps pour préparer des repas sains, la fatigue après une journée de travail, le manque d’énergie, etc.  L’alimentation est souvent reléguée tout au bas de la liste de priorité.  Pourtant, ce que nous mangeons à tous les jours constitue notre carburant et il est essentiel qu’il soit de la meilleure qualité possible. Si nous voulons un corps en santé, peu importe la maladie dont nous sommes atteints, commençons par nous nourrir convenablement.  La diète qui semble convenir le mieux aux femmes atteintes d’endométriose en est une qui limite les sources d’aliments pro-inflammatoires, ce qui convient parfaitement aux personnes atteintes de fibromyalgie.  Le mieux-être passe par la fourchette.  Cessons de voir tout ce dont nous aurons à nous priver et voyons plutôt ce que pourrait être notre vie si nous nous sentions bien dans notre peau.
Pour plus de détails sur l’alimentation anti-inflammatoire convenant aux femmes souffrant d’endométriose, consultez mon livre, L’endométriose : vaincre ladouleur et l’infertilité.

L'endométriose: ce qu'on en sait

L’endométriose est une maladie gynécologique très complexe caractérisée par la présence de tissu ressemblant à l’endomètre en dehors de l’utérus.  Voici quelques données sur le sujet :
·         On estime que l’endométriose atteint une femme sur 10 entre l’âge de 15 à 49 ans, soit environ 176 million de femmes à travers le monde.
·         Les causes de la maladie ne sont pas encore connues bien qu’il existe plusieurs théories.  On remarque un facteur génétique, car le risque de développer l’endométriose est plus grand si la mère ou la sœur en sont affectées.
·         L’endométriose peut apparaître dès les premières règles. 
·         Les lésions endométriales se retrouvent le plus souvent dans les régions près de l’utérus comme les ovaires, les trompes de Fallope, les ligaments soutenant l’utérus, l’appendice, la vessie et l’intestin, mais elles peuvent aussi atteindre le diaphragme, les poumons et d’autres régions encore plus éloignées dans le corps.
·         Les symptômes sont variés et dépendent souvent de la région atteinte. Environ la moitié des femmes endométriosiques ont des douleurs lors des rapports sexuels. Certaines femmes sont atteintes d’endométriose mais restent asymptomatiques.
·         L’endométriose est nourrie par l’œstrogène.
·         Les symptômes disparaissent le plus souvent à la ménopause, mais certaines femmes continuent d’en souffrir, surtout si elles ont eu des chirurgies qui ont laissé des adhérences ou des tissus cicatriciels.
·         Les menstruations ne doivent pas normalement causer des douleurs qui vous empêchent de continuer votre routine habituelle; si oui, il faut consulter.
·         Le nombre de femmes souffrant d’endométriose est probablement encore plus grand que les chiffres proposés, car bien des femmes endurent des douleurs abdominales et autres symptômes sans consulter pensant que c’est normal de souffrir avec les règles, ou encore, elles ont consulté sans succès.
·         L’endométriose est souvent une cause sous-jacente d’infertilité.  En effet, 30 à 40% des femmes souffrant de la maladie ont de la difficulté à concevoir. D’ailleurs, bien des femmes reçoivent le diagnostic d’endométriose suite à une investigation des raisons de leur infertilité.
·         La grossesse et l’allaitement régulier peuvent vous donner un répit des symptômes de l’endométriose, mais ce n’est pas une promesse de guérison.
·         L’hystérectomie ne supprime pas l’endométriose. Si des lésions endométriales sont toujours présentes ailleurs dans le corps, la maladie peut continuer de progresser.
·         Certains facteurs environnementaux aggravent la maladie, tels que l’exposition à certaines toxines comme la dioxine et les xénoestrogènes (perturbateurs endocriniens).
·         Il n’y a pas de lien entre l’avortement et l’endométriose.
·         L’alimentation visant à réduire l’inflammation telle que l’évitement du gluten, des produits laitiers, de la caféine, etc. semble jouer un rôle important dans le contrôle des symptômes de cette affection.
 
   
 

Livre "L'endométriose" - Témoignages

J'ai reçu plusieurs témoignages depuis la sortie de mon livre L'endométriose: vaincre la douleur et l'infertilité et j'ai pensé en partager quelques uns.
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J'ai bientôt fini ton livre sur l'endométriose. Je suis ravie, un bon résumé de choses que je savais déjà ayant lu tes articles et m'étant énormément documentée depuis des années. Mais aussi de bons conseils, de vraies explications, et j'en tire une nouvelle ligne de conduite pour tenter de guérir ce fléau. Je vais suivre tous tes conseils et je croise les doigts pour que la souffrance s'arrête et que bébé vienne enfin. Je te remercie de ce bel ouvrage et te tiendrait au courant.

Alexandrine
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En lisant ce livre, j'ai passé à travers pleins d'émotions... Je me suis sentie normale dans ma maladie, enfin après tant d'années de solitude à traverser les étapes de cette maladie qu'est l'endométriose. En vivant avec l'endométriose, on se sent souvent coupable et impuissante sans jamais que personne ne comprenne réellement pourquoi. Dans ce livre, c'est expliqué tel que même les gens qui n'en souffrent pas peuvent très bien s'imaginer comment je me sens.

Ce livre est un vent de réconfort que je ferai absolument lire à mes proches afin qu'à leur tour ils comprennent ce que je vis. Il est vrai que cette maladie n'affecte pas que le corps mais la personne en entier. Trop de gens m'ont jugée sans savoir. Je suis présentement en essai de la crème progestérone bio-identique depuis quelques jours et déjà celle-ci change ma vie. J'ai connu cette crème en lisant ce livre, il a changé ma vie vers la sérénité et loin de la souffrance extrême!!

MERCI GISÈLE d'avoir écrit ce livre.

Fanny-Gabrielle Girard Robert 
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Merci à Stephanie, atteinte d’endométriose, qui a accepté de partager son cheminement encourageant des derniers mois. Notez qu’elle a exclu le lait de son alimentation, même si elle trouve que « pour le sans gluten, ce n’est pas évident !!» Elle mange de tout, incluant un peu de viande blanche, mais très peu de rouge. Elle fait aussi de l’exercice physique régulièrement dont le zumba et la musculation. Voici son témoignage :
« Après 10 mois d'acupuncture à raison de 2 séances par mois et de l'homéopathie, je peux vous faire la constatation que ça marche ! La boule d'endométriose qui est sur ma cicatrice est en train de diminuer, celles que j'avais au cul-de-sac de Douglas ont disparu et mes règles sont moins hémorragiques et moins longues. Je ne lâche rien et je vous tiens au courant !! Attention, je tiens à préciser que je ne prends aucun autre traitement de ménopause artificielle, etc. Mais nous sommes toutes des cas différents !!! Je souhaiterai que ça marche pour toutes !! Je vous fais de gros bisous, et courage, on va la trouver la solution !! »
Stephanie
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J’ai enfin reçu votre livre sur l’endométriose et je suis en train de le dévorer!!  J’adore la façon dont vous l’avez écrit, je suis actuellement en train de passer des examens, car j’ai tous les symptômes d’une endométriose diaphragmatique. J’ai dû faire pression à ma gynécologue pour qu’elle me fasse enfin passer un IRM du diaphragme et j’attends mon rendez-vous. Les médecins minimisent la chose, c’est dommage. Nos douleurs ne sont pas dans la tête.
J’ai de l’endométriose depuis 10 ans et c’est assez épuisant moralement. L’entourage ne comprend pas toujours. Merci donc pour ce livre si enrichissant, j’espère pouvoir le faire lire à mes proches pour qu’ils comprennent un peu mieux cette maladie. 
En tout cas, je vous le redis, votre livre est vraiment très bien écrit, expliqué, pensé et j’en passe.
Merci à vous.
France
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Livre très bien ecrit et qui décrit parfaitement la maladie... L'endométriose est plus qu'un mot mais une maladie enfin parlée et régulée grâce à un certain mode de vie et une alimentation adéquate.
 
Cathy
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Ce livre est simplement bien conçu. Il détaille tout pas à pas et nous ouvre les yeux sur cette maladie trop souvent négligée et mal soignée par la médecine allopathique. Il nous permet d'imaginer un avenir meilleur en gardant l'espoir qu'un jour on aura moins mal ! Un grand Merci Mme Frenette pour ce livre.
 
Caroline
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Merci Gisele pour ce livre; je viens de le finir. Enfin je peux mettre des mots sur mes maux. En le lisant, j'ai eu une sorte de soulagement, le même que lorsque le médecin de l'IRM m'a dit à l'époque: «Vous êtes courageuse car vous souffrez beaucoup». Je vais l'apprendre par coeur.
 
Severine
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J'ai littéralement dévoré le livre hier, mis des post-it un peu partout pour m'y replonger plus profondément. Merci pour cet ouvrage complet, très accessible et très bien expliqué.
Patricia

L’endométriose, la glande thyroïde et l’infertilité

Les femmes atteintes d’endométriose démontrent une plus grande tendance à souffrir d’hypothyroïdie. Un sondage effectué auprès de 3680 femmes endométriosiques a décelé sept fois plus de cas d’hypothyroïdie que chez celles de la population en général. Lorsque la glande thyroïde ne fonctionne pas à plein rendement, plusieurs symptômes apparaissent tels que la fatigue, la frilosité généralisée, les mains et les pieds froids, la prise de poids inexpliquée, le sommeil non réparateur, la constipation, la perte des cheveux, les troubles de concentration et la dépression.

Une concentration adéquate d’hormones thyroïdiennes dans le sang est absolument essentielle à la production des hormones féminines et au maintien de la grossesse. En fait, l’hypothyroïdie peut causer l’anovulation, l’irrégularité des cycles menstruels et des difficultés à concevoir. Elle augmente aussi le risque d’avortement spontané, de bébé mort-né ou de prématurité. Cela explique en partie pourquoi un nombre important de femmes atteintes d’endométriose ont de la difficulté à concevoir et sont plus à risque de fausses couches. Fort heureusement, lorsque l’insuffisance thyroïdienne est mise à jour et que le traitement est instauré, la femme aura toutes les chances de concevoir normalement et d’avoir un enfant en santé.

L’hypothyroïdie peut aussi causer une hypersécrétion de prolactine. Une libération excessive de cette hormone, qui est normalement responsable de la lactation, peut entraîner l’aménorrhée (absence de règles), l’anovulation et la stérilité.

Il est recommandé que toutes les femmes endométriosiques qui n’arrivent pas à concevoir effectuent un bilan thyroïdien. Certaines femmes ont des anticorps antithyroïdiens (présence d’une maladie auto-immune de la thyroïde) sans même avoir de symptômes. Il est important de noter que l’hypofonctionnement de la glande thyroïde peut aussi entraîner l’infertilité chez l’homme. Le corps humain forme un tout qui fonctionne comme un ensemble bien orchestré; tout dérèglement hormonal dans un système peut entraîner des complications dans un ou plusieurs autres.

Pour plus d'information: L'endométriose: Vaincre la douleur et l'infertilité et L'hypothyroïdie expliquée

La crème progestérone bio-identique dans le traitement de l’endométriose

Dans le corps de la femme, l’oestrogène et la progestérone sont deux hormones naturelles qui visent à demeurer en équilibre en s’opposant une à l’autre. Il arrive malheureusement que ce fragile équilibre soit ébranlé et qu’apparaisse ce que l’on appelle une dominance en oestrogène. Il y a alors trop d’œstrogène en circulation pour la quantité de progestérone disponible. Ce surplus d’estrogène peut être causé par plusieurs facteurs dont, entre autres, une exposition aux xénoestrogènes (faux oestrogènes), un dysfonctionnement des follicules ovariens (première source de progestérone), la prise de la pilule anovulante, le stress (excès de cortisol), l’obésité (les cellules adipeuses fabriquent de l’oestrogène), la surconsommation de caféine et de sucre, une alimentation mal équilibrée et la sédentarité.

On sait maintenant qu’un excès d’œstrogène favorise la prolifération de l’endométriose et que les symptômes de cette maladie ont tendance à régresser ou à disparaître, chez la plupart des femmes, durant la grossesse et l’allaitement. Le fait est qu’il y a une grande quantité de progestérone en circulation pendant cette période et que celle-ci empêche la prolifération des lésions endométriales en bloquant l’œstrogène.

La grossesse favorise la régression de l’endométriose de trois façons. En premier, elle s’oppose à l’œstrogène par la production d’une importante quantité de progestérone. Le corps de la femme produit normalement de 20 à 30 mg par jour de progestérone à la deuxième moitié de son cycle menstruel. Or, la femme enceinte en secrète de 300 à 400 mg quotidiennement. Deuxièmement, la grossesse supprime l’ovulation, ce qui diminue la quantité d’oestradiol (une sorte d’oestrogène) en circulation. Le placenta va aussi secréter une grande quantité d’oestrogène, mais il s’agit d’oestriol et non d’oestradiol. L’oestriol n’encourage pas la prolifération des cellules de l’endomètre. Et en dernier lieu, l’oestriol va prendre toute la place sur les récepteurs d’œstrogène ce qui bloque l’oestradiol et les xénoestrogènes.

L’utilisation de la crème progestérone bio-identique peut stopper le développement de l’endométriose et faire régresser les lésions en simulant l’état de grossesse. Selon le Dr John Lee, un spécialiste reconnu des problèmes hormonaux chez les femmes, de 40 à 60 mg de crème progestérone par jour, et parfois même 80 mg, sont nécessaires pour arriver à ces fins. Le programme devra débuter à la 6e journée du cycle menstruel (le jour 1 étant le début des règles) jusqu’au jour 26 d’un cycle de 28 jours. Les résultats peuvent se faire attendre jusqu’à 6 mois; il faut donc s’armer de patience et aider son corps en diminuant autant que possible l’exposition à l’œstrogène et aux xénoestrogènes.

Il n’y aura pas d’ovulation en appliquant la crème progestérone selon cette méthode, ce qui fait qu’elle ne convient pas aux femmes qui désirent un enfant immédiatement. Il est recommandé de poursuivre tel qu’indiqué jusqu’à ce que les symptômes aient régressé. Pour la femme qui désire tomber enceinte, l’application de la crème progestérone bio-identique doit commencer au moment de l’ovulation. Si la grossesse survient, il est préférable de continuer à utiliser la progestérone au moins pendant les trois premiers mois de grossesse afin d’éviter une fausse-couche. Plusieurs femmes choisissent de continuer son utilisation jusqu’à quelques semaines avant l’accouchement.

Pour plus d'information: L'endométriose: vaincre la douleur et l'infertilité (Québec-Livres)